Ces réflexions ont été formulées lors de la cérémonie organisée à l’occasion de la réunion du Forum interne du SRED le 14 juin 2005.

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Départ à la retraite

Dans ce texte j’expose quelques considérations sur l’expérience de huit ans passés à la tête du SRED en tant que directeur.

Thèmes abordés :

  1. Le poids et les conditionnements du passé
  2. L’importance des mathématiques dans la recherche en éducation
  3. L’individualisme du milieu
  4. Mon fil rouge dans mon expérience professionnelle : les failles des systèmes d’enseignement et leur espérance de vie
  5. Mes projets d’avenir
  6. Le mots de la fin

Je reprends ici intégralement le dernier point :

 

Le mot de la fin

Le moment de vous dire adieu et de partir est arrivé. Je vous remercie pour la patience et pour l’ écoute. Vous m’avez aidé à savourer un moment de plaisir en me permettant de m’exprimer au cours de cette rencontre, mais il faut s’arrêter. Inutile de prolonger le jeu. Il faut baisser le rideau et disparaître. A ceux et celles que j’ai heurtés je demande de la compréhension d’autant plus qu’ils seront soulagé par mon départ. Veuillez me pardonner pour le dérangement.
 
Je vais terminer avec une poésie d’un des grands poètes italiens du 20ième siècle, Giorgio Caproni, décédé en 1990 : Congé du voyageur cérémonieux . On y parle de la fin d’un voyage en train.
 
Elle commence de cette manière :

Ami, je crois qu’il vaut mieux pour moi commencer
A descendre ma valise.

Veuillez me pardonner
Si je vous dérange un petit peu.
Je me suis senti bien avec vous
Depuis le départ, et je vous suis très reconnaissant, croyez-moi,
Pour l’excellente compagnie.

(Pardon. La valise est lourde
même si elle ne contient pas grande chose :
je me demande même pourquoi
je l’ai amenée avec moi, à quoi elle peut bien me servir.
Mais je la dois emporter
Ne fût-ce que pour suivre l’usage).
Laissez-moi passer, je vous en prie.
Voilà. Maintenant que je suis dans le couloir, je me sens
Mieux. Veuillez m’excuser.

Je disais qu’il était beau rester
Ensemble. Bavarder.
Nous avons eu aussi quelques
Contrastes, cela est naturel.
Nous nous sommes aussi – même cela
est normal – haï sur plus d’un point, et nous nous sommes freinés
seulement pour devoir de courtoisie.
Mais, qu’importe. Le passé est passé, je vous remercie encore une fois
Pour l’excellente compagnie.

Je descends. Bonne continuation.



Pour trouver le texte intégral de ce poème en italien cliquer ici.


 

Les documents de l'article

pdf_Prise_de_conge_du_SRED.pdf