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Depuis le site L’Expresso du Café Pédagogique, 5 juin 2012 :

La grande misère des écoles africaines

"Premier manque : les professeurs. L’Institut de statistiques de l’Unesco publie un recueil statistique sur les écoles africaines qui montre leur profond manque de moyens.

 

Classes surchargées (jusqu’à 67 élèves au primaire au Tchad), manque d’enseignants, l’école africaine démocratise l’accès à l’enseignement primaire dans des conditions de grande pauvreté. Pour remplacer les enseignants qui quittent chaque année le système éducatif il faut trouver 2 millions de professeurs soit, pour 38 pays sur 45, 75% du personnel enseignant ! Au Tchad, au Niger pour atteindre les objectifs de l’enseignement primaire universel e 2015 il faut doubler le nombre d’enseignants.

 

Enfin l’équipement des salles de classe est très insuffisant. En Côte d’ivoire, a Madagascar, au Niger, au Tchad la majorité des écoles n’ont pas de toilettes. Au Congo, au Cameroun, au Niger, 80% des écoles n’ont pas d’électricité. L’absence de toilettes et de toilettes séparées empêche la scolarisation des filles, un objectif prioritaire dans cette zone."

 

Commentaire :

Jusqu’à quand faudra-t-il payer pour une mascarade de ce genre, c’est-à-dire pour la mise en place forcée d’un dispositif scolaire inadapté qui ne sert qu’ à une petite élite ? On a ici l’exemple d’une technique de pouvoir coùteuse. A signaler que l’étude de l’UNESCO porte sur l’enseignement primaire lequel ne sera pas universel d’ici 2015. Il ne le sera non plus d’ici 2020. Et le reste ? A quand la massification de l’enseignement secondaire ? D’ici 2100 ? La tendance est claire même si les données statistiques ne sont pas tout à fait fiable. De toute façon c’est l’ordre de grandeur qui compte.