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 Article de Catherine Bosquet dans le quotidien parisien Libération du 18 octobre 2016.Cliquer ici pour accéder au texte original de l’article, en français . 

 

On cherche 15 000 enseignants pour le niveau primaire et pré-primaire. Ceci au Bénin. Mais c’est la même chose dans plusieurs systèmes d’enseignement africain. On ne trouve pas des enseignants. Quoi faire? Les former sur le tas, à la va vite? Peut-être il faudrait arrêter de singer le modèle de scolarisation en vigueur dans l’hémisphère Nord. Cependant il est trop compliqué d’inventer un modèle de scolarisation alternatif, adapté aux exigences des pays africains. On est désormais dans des sociétés très scolarisées qui ont mis en place un modèle dominant propagande par les Organisation Internationales comme l’OCDE, l’UNESCO, la Banque Mondiale, l’UNICEF, etc.Les pays de l’emisphère Sud n’ont ni la puissance ni les ressources pour proposer une forme de scolarisation différente. Ils subissent la mondialisation. L’article est éloquent car on y donne la parole à des élèves de 13, voire 14 ans qui sont dans la sixième année du primaire. En filigrane on devine une réalité dramatique. On y parle de ménagères qui le matin tôt préparent et vendent aux écoliers le petit-déjeuner, de parents qui se cotisent pour payer les enseignants. Il y a une autre vie qui fait surface dans un modèle scolaire hérité de l’époque coloniale. Peut-être on ne pourra pas échapper à la scolarisation modèle du Nord , mais à quel prix?