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Dal sito francese l’Expresso del 3 giugno 2010

A partire dai quindici anni, l’apprendistato può iniziare, invece che a 14 come proposto dal precedente governo. Apparentemente risolto l’inghippo dell’obbligo scolastico fino a 16. Al macero lo zoccolo comune e la filosofia avanguardista che lo inspirava.

 

Ecco l’informzione dell’Expresso :

 

Le Conseil supérieur de l’éducation devrait se réunir le 3 juin pour étudier un texte sur la relance de l’apprentissage junior. Celui-ci autoriserait les CFA à accueillir dans le cadre d’une formation en alternance des jeunes âgés de 15 ans.

 

Cette démarche fait suite à la loi du 24 novembre 2009 qui précise : "Les centres de formation d’apprentis peuvent accueillir, pour une durée maximale d’un an, les élèves ayant atteint l’âge de quinze ans pour leur permettre de suivre, sous statut scolaire, une formation en alternance destinée à leur faire découvrir un environnement professionnel correspondant à un projet d’entrée en apprentissage".

 

Des études à l’abandon. Certes, il est bien précisé que ces futurs apprentis sont "sous statut scolaire" mais le texte n’apporte aucune précision sur la nature des études qu’ils seront censés suivre. Il est clair que l’alternance signifiera, si cet article est définitivement adopté, que la moitié du temps scolaire sera utilisé pour travailler en entreprise. Cela veut dire que ces jeunes, qui auront 15 ans mais qui auraient du être en 4ème ou en 3ème, bénéficieront de deux fois moins d’heures de français, de maths, de langues que leurs camarades.

 

Le socle commun "oublié". Dans ces conditions, on voit mal comment ces jeunes, déjà en difficulté scolaire, pourraient, avec des horaires allégés , acquérir le socle commun. C’est donc une mise à l’écart précoce d’une partie de la jeunesse qui se prépare ainsi qu’une remise en question de la scolarité jusqu’à 16 ans.